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*Cher toi. J'écris sur mon clavier tout en étant secouée par mes sanglots, je me sens tellement ridicule. Je suis tellement pathétique...Il y a un simple sentiment que j'éprouve, cher toi, pour toi justement. Je ne le comprend plus, je ne l'ai jamais compris. Est-il trop compliqué, où suis-je simplement trop ahurit pour le comprendre ? De quel cas que ce soit, ce sentiment je le ressens, je ne saurais lui donner de nom. Je ne comprend pas ce que je ressens, en tout cas ça ne fait pas du bien. Je ne sais quoi utiliser pour t'exprimer, cher toi, ce que je ressens. C'est tellement le désordre en moi. Et j'ai l'intime conviction que c'est de ta faute, ou de la mienne par ton biais. Oh non, jamais je ne t'ai dénoncé comme étant coupable, je suis une victime certe, mais d'une force qui m'est supérieur, à moi et à toi. Cher toi, il y a des soirs où je me dis, va lui parler, il le faut, d'autre soir où je me dis, garde ça pour toi, oublie le. Dans ma tête, je ne sais plus quoi croire, c'est un conflit continu. Et tu en es le principal sujet. Seulement tu n'en es pas au courant. Ma tête me répète si souvent de t'oublier, d'essayer d'aller jusqu'à te haïr. Mais mon coeur me dit exactement le contraire, il me dit d'aller te parler, de perseverer, il me dit que tu es fait pour moi et que tu dois me revenir. Tout en moi est contradictoire et je ne sais pas quoi écouter. Tout les soirs c'est une idée différente. Tantôt je dois t'oublier, tantôt je dois perseverer. J'ai souvent l'impression que dans une vie antérieur, j'ai fais quelque chose de très mal pour qu'on me punisse ainsi en te créant si près de moi et à la fois si loin. Te voir m'est une torture et je m'éfforce de sourire. Des fois tu me parle, cher toi, tu me parle à moi, mais tu mets ton visage si près du miens, je sens ton souffle, ta chaleur, j'entend tes mots parfois sans les comprendre, dans ces moments là ma tête s'efforce de me tenir consciente et mon coeur tambourine si fort dans ma poitrine que j'ai souvent peur que tu l'entende. Si je détourne la tête, cher toi, lorsque tu me parle, ce n'est pas pour eviter tes yeux, c'est pour éviter que tu vois les miens pleurer. J'ai peur de ta réaction, je me sens si pitoyable que le fait que tu éclate de rire ne m'étonnerais même pas. Pour ne plus pleurer tout les soirs je me suis dit de ne plus rester près de toi, de ne plus te voir quand tu es là. Erreur, j'en ressens un plus grand manque et les larmes sont plus abondante chaque soir. Parfois, je ressens ton regard sur moi, mais quand je lève la tête, tes yeux ont déjà été attirés par autres choses. J'aimerais ne plus ressentir de honte à te contempler, à t'écouter parler, même si ce n'est pas à moi que ces mots sont déstinés. Si tu savais, cher toi, comme j'aime tout ce que tu es, ta façon de parler, ta façon d'être, ta façon de penser. J'aime la voie que tu suis, et j'aimerais parvenir à te suivre. Quelque chose m'en empèche. La peur, j'ai tellement peur tu sais, cher toi, que tu me rejette, tu es bien la dernière personne par qui j'aimerais me faire jeter cher toi. Je n'ai beau te connaitre seulement depuis quelques mois, je sens qe tu es tellement sincère avec nous, et j'aimerais l'être avec toi. Mais je suis bloqué par le bon sens et cette gêne d'être humiliée...Cher toi, je me suis couchée tant de fois en priant pour ne plus avoir à me réveiller le lendemain, ne plus avoir à supporter ton sourire, ton rire, tes yeux, ton visage...Tout ce que tu es est une torture pour moi. Et cette bise ridicule lorsqu'on se dit bonjour, elle ne fait que m'enfoncer dans ma conviction que jamais je ne réussirais à te parler, chaque fois que ma joue touche la tienne, cher toi, je rêve de rapprocher mes lèvres des tiennes. Mais ma joue se décolle, pour se reposer sur l'autre et quitter ensuite ton visage sans rien d'autre qu'un "ça va et toi". Il y a eu un soir, tu m'as tenu la main, j'ai d'abord cru que tu étais complétement cuit. Cela n'a fais que me tuer un peu plus. J'ai ensuite appris que tu ne l'étais pas, un espoir nouveau à jaillit. Mais bien vite il est reparti... Souvent quand tu viens me parler, je me dis : regarde, il te parle, il est surement cuit ou il vient de s'enfiler un pétard. Je sens que tu n'es pas réellement conscient, c'est peut être faux qui sait, mais ça me tue quand même. Cher toi, j'ai tellement envie de te dire que je t'aime à en crever, tellement envie de te dire tout ce que mon coeur me raconte et pouvoir enfin effacer ce que ma tête m'ordonne. Cher toi, jamais tu ne liras ceci, je le sais et pourtant je l'écris. Tout ça me rend encore plus pitoyable mais je n'en ai cure. Cher toi, mes larmes ont céssé de couler, peut être que je vais réussir à m'endormir. Je vais une nouvelle fois rêver de toi, dans un rêve niais, dans un rêve où moi, je passe outre ma timiditée chronique et je te parle de tout, de tout et de rien. Et puis le lendemain je me réveillerais pour repartir sur la même sérénade le soir même. Je n'écoute plus Adiemus, j'écoute Yesterday, cette chanson, un soir, cher toi, je l'ai mise et tu t'es mis à l'a chanter, la vraie version m'a paru bien opselette après ça. Je regrette de ne rien avoir enregistré, ce n'était peut être pas du grand art et tu étais complétement cuit, mais c'était ta voix. Tu aurais pu chanter comme la pire merde du monde, ça aurait été pareil pour moi. Cher toi, je me sens tellement ridicule... Il faudrait que tu le sache, mais quand tu es là ma bouche n'ose pas dire tout ce que mon coeur pense, ces mots deviennent imprononcable, tellement que j'ai l'impression qu'ils sont indécent. Souvent ces mots je les lis, dans des histoire, dans des poèmes, mes yeux commencent à s'humidifier, il y a des mots dans lesquels je me vois tellement cher toi, dans lesquel je te vois. Je ne comprend pas ce qu'il se passe, je ne comprendrais probablement jamais. Cher toi, j'ai tellement envie d'essayer, d'essayer de te parler, mais il y a tant de chose qui me retienne de le faire. J'ai tellement peur de faire une énorme bétise. Ma mère m'a toujours dit que ces mots là, je devais les garder pour une seule et même personne, que je ne devais les prononcer que pour une personne qui me tiens réellement à coeur. Au fond de moi ces mots, cher toi, je veux te les dires, mais ils se bloquent dans ma gorge et je deviens muette. J'aimerais tant parvenir à te les dire, pour que tout cela se finisse enfin. Une bonne ou une mauvaise fin, ça m'est égal, mais je veux une fin à toute cette mascarade. Être enfin libérée de toi...Cher toi, tu me hante, pas seulement par la pensée, tu es réellement présent. Toujours, je sais que là, en bas des escaliers, tu bois, tu fume, tu discute, tu ries, tu vis...Et moi là, dans ma chambre, je meurs un tout petit peu à chaque instant. Cher toi, j'aimerais tant que tu m'écoute...Souvent je m'imagine être dans tes bras, je t'entend me dire ce que j'ai toujours voulu entendre. Je calle ma tête sur ta poitrine et je suis bien...Mais à la seconde où mes lèvres touche les tiennes, mes yeux s'ouvre et je me retrouve dans ma chambre avec une énorme envie d'éclater en sanglot. C'est pitoyable. Puis le lendemain je te vois de loin, de loin et avec gêne. Cher toi, j'ai tant de chose à te raconter. Mon coeur est muet et je ne parviendrais jamais à parler à sa place. C'est sans fin. Je me sens niaise, mais à un point, j'aimerais ma cacher, ne plus rien avoir à voir avec ça, t'oublier, oublier tout... Cher toi, quand tu me souris, j'ai l'impression que mon coeur explose, quand tu me touche j'ai l'impression de quitter mon corps et je ne peux m'empécher de penser "Et si". Mais non...Cher toi, écrire ces mots me soulagera peut être, au fond de moi je pense que ça ne me soulagera de rien du tout mais je le fais quand même. Cher toi, tu ne passeras jamais par ici mais j'écris quand même ces mots qui me font tellement peur.
Cher toi, je t'aime.